Straßburg, 18. September 2026. Am Quai Saint-Thomas, mit Blick auf die Ill, trifft sich einmal im Jahr, wer in den protestantischen Kirchen am Rhein Verantwortung trägt. Superintendent:innen, Dekan:innen, Konsistoriumspräsident:innen aus Baden, der Pfalz, der Schweiz, Österreich, dem Elsass und Lothringen sowie fünf weiteren Kirchengebieten — 33 Teilnehmende aus fünf europäischen Ländern. Isabelle Gerber, Präsidentin der Konferenz der Kirchen am Rhein (KKR), sprach die Einladung aus; die Veranstaltung wurde von Sibylle Klumpp, Generalsekretärin der KKR moderiert.
Das Jahresthema der KKR lautete 2026: Theologie in Zeiten des Wandels. Zwei Vorträge setzten die Akzente. Prof. Dr. Fritz Lienhardt, Praktische Theologie an der Universität Heidelberg, plädierte für eine Theologie, die im Gespräch entsteht — nicht als Wissensbestand, sondern als Methode des Dialogs. Kirche, so seine These, braucht in der Minderheitssituation mehr Theologie denn je, nicht weniger.
Dr. Christoph Weber-Berg, Präsident des Kirchenrats der Reformierten Kirche Aargau, schloss daran an. Er zeigte, wie das Schweizer Modell der Landeskirche Demokratie und Religion miteinander verschränkt — und warum das auch über die Schweiz hinaus Zukunft hat: als Weg, religiöse Vielfalt zu zivilisieren, ohne sie zu unterdrücken. Sein historischer Rückblick war erfreulich erfrischend und charmant.
Die Diskussionen danach waren das, was solche Treffen ausmacht: lebendig und bereichernd. Beim Buffet mit Wein und Fingerfood — die Straßburger sind darin geübt, gute Gastgeber zu sein — entstanden Gespräche, die in keinem Protokoll stehen. Alte Bekannte, neue Gesichter, quer durch protestantische Denominationen und Ländergrenzen. Genau das ist der Sinn der KKR: nicht Beschlüsse fassen, sondern Kirche gemeinsam denken.
„Ich genieße es, aus dem Pfarralltag herauszutreten und für einen Nachmittag auf einen gelungenen Vortrag hin wieder in theologische Diskussionen einzusteigen. Das macht das Treffen der KKR so wertvoll für mich“, betont Pfarrerin Ute Stoll-Rummel aus der Pfalz.
Das nächste Treffen findet wieder in Straßburg am 17. September 2027 statt.
Dekan Andreas Rummel, Neustadt an der Weinstraße, Evangelische Kirche der Pfalz (Protestantische Landeskirche)
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Strasbourg, le 18 septembre 2026. Sur le quai Saint-Thomas, face à l’Ill, se réunissent une fois par an des responsables issus des Églises protestantes riveraines du Rhin. Des surintendants, des doyens et des présidents de consistoire venus du pays de Bade, du Palatinat, de Suisse, d’Autriche, d’Alsace et de Lorraine, ainsi que de cinq autres régions ecclésiastiques — 33 participants issus de cinq pays européens. L’invitation a été lancée par Isabelle Gerber, présidente de la Conférence des Églises riveraines du Rhin (CERR) et la rencontre a été animée par Sibylle Klumpp, secrétaire générale de la CERR.
En 2026, le thème annuel de la CERR était : La théologie en temps de changements. Deux présentations ont donné le ton. Le professeur Fritz Lienhardt, titulaire de la chaire de théologie pratique à l’université de Heidelberg, a plaidé en faveur d’une théologie qui naît du dialogue — non pas comme un ensemble de connaissances, mais comme une méthode de dialogue. Selon lui, l’Église, en situation minoritaire, a plus que jamais besoin de théologie, et non pas moins.
Le Dr Christoph Weber-Berg, président du Conseil de l’Église réformée du Canton d’Argovie, a ensuite pris la parole. Il a montré comment le modèle suisse d’Église nationale entremêle démocratie et religion — et pourquoi ce modèle a de l’avenir au-delà des frontières suisses : en tant que moyen de « civiliser » la diversité religieuse sans la réprimer. Sa rétrospective historique s’est avérée agréablement rafraîchissante et pleine de charme.
Les discussions qui ont suivi ont incarné l’essence même de ce genre de rencontres : animées et enrichissantes. Autour du buffet accompagné de vin et de bouchées (les Strasbourgeois sont passés maîtres dans l’art de l’hospitalité), des conversations se sont engagées qui ne figurent dans aucun procès-verbal. De vieilles connaissances, de nouveaux visages, au-delà des confessions protestantes et des frontières nationales. C’est précisément là tout le sens de la CERR : non pas prendre des décisions, mais réfléchir ensemble à l’Église.
« J’apprécie de sortir du quotidien pastoral et, après une conférence réussie, de me replonger dans des discussions théologiques le temps d’un après-midi. C’est ce qui rend la rencontre de la CERR si précieuse à mes yeux », souligne la pasteure Ute Stoll-Rummel, du Palatinat.
La prochaine rencontre aura lieu à nouveau à Strasbourg, le 17 septembre 2027.
Doyen Andreas Rummel, Neustadt an der Weinstraße, Église protestante du Palatinat (Église protestante régionale)

