Assemblée générale de la CEPE : Un culte d’ouverture centré sur la question de l’espérance et de l’avenir

Dans sa prédication pour le culte d’ouverture, Fulvio Ferrario, pasteur de l’Église vaudoise, s’est fondé sur un passage de l’Épître aux Romains (Rm 8,20‒28) traitant de l’espérance de la création et de sa certitude d’être sauvée, pour aborder les contradictions entre l’espérance et les idées souvent nourries d’un avenir sombre.

Pour mettre en relief cette dualité, le pasteur Ferrario a évoqué l’exemple de l’aciérie de Tarente, dont les émanations gazeuses ont été la cause de milliers de cas de cancer au cours des dernières décennies. La fermeture de l’usine, décidée par le tribunal en août dernier, fait sombrer une ville entière dans le chômage, alors que l’économie italienne vit sa plus grave crise de l’après-guerre. « Faut-il s’exposer au risque d’un cancer pour gagner son pain ? » Ou, demande encore Fulvio Ferrario : « Faut-il rester chômeur pour sauver sa vie ? Mais alors quelle vie ? »

L’apôtre Paul nous rappelle que nous possédons les prémices de l’Esprit : nous sommes en droit de parler de liberté pour l’avenir. Mais le don des prémices ne signifie pas une sécurité idéologique ou religieuse, ni le conseil donné par une Église qui sait tout tellement mieux que quiconque. Non, ce don est un désir et une attente. Comme les gens de Tarente, nous vivons dans cette zone de tension entre l’espérance et l’attente, non pas en dépit de l’Esprit, mais par lui.

Quant à l’Assemblée générale réunie à Florence, le pasteur Ferrario, qui est professeur de théologie systématique à la Faculté vaudoise de Rome, a souhaité qu’elle ne se contente pas de discuter sur la liberté et l’avenir, mais surtout qu’elle prie, en tant que réunion d’Églises européennes, pour la liberté et pour l’avenir. Il est certes important de discuter sur des questions ecclésiales comme la reconnaissance mutuelle et la conception du ministère, l’Écriture ou la doctrine. Mais il serait souhaitable pour le pasteur Ferrario que ces débats soient guidés par l’espoir d’entendre une parole qui n’est pas la nôtre et que nous ne prononçons pas comme la nôtre propre, mais qui nous est assurée. « Puissent nos discussions sur des questions ecclésiales être guidées par l’espoir que nous pourrons accueillir cette parole comme un don et comme une tâche », a-t-il dit pour conclure.

ABOUT THE AUTHOR
0 Comment(s) to the "Assemblée générale de la CEPE : Un culte d’ouverture centré sur la question de l’espérance et de l’avenir"
followme
  • Twitter
  • Facebook

Cité européenne de la Réforme